Friends Forever est problablement le projet le plus saisissant de Ryan McGinley. Fidèle à ses habitudes, des images floutées, vieillies, il reste sans complexe dans le détail et s'attaque à deux groupes qui ont émergé l'année dernière: Smith Westerns et Girls.
Les Smith Westerns interprètent All Die Young, morceau divinement céleste issu de leur prochain album prévu pour janvier prochain. Les chicagoans changent de sentier, une production moins rudimentaire et bien plus soignée, de vraies envolées lyriques, une mélodie claire qui n'est pas assassinée par des saturations crasseuses, impatient de goûter à ce nouveau LP !
Les Girls quant à eux continuent à exhiber leur album éponyme avec Laura, qu'on entend très régulièrement depuis un peu plus de six mois maintenant mais qui reste néanmoins, toujours très agréable.
Delorean continuent de surfer sur leurs vagues synthétiques, Real Love s'inscrit dans cette même veine rafraichissante de musique de plage. Le clip est plutôt confus, je m'inscris dans l'hypothèse du couple de hipsters qui se sont mués en chien, si vous avez autre chose je suis prenant.
Round The Moon est le premier extrait du prochain EP intitulé Young de Summer Campqui sortira sur le label Moshi Moshi Records. Le clip, très 80's, est signé Jeremy Warmsley et Elizabeth Sankey, les deux membres du groupe, et les images sont tirés du teen-movie suédois En Kärlekshistoria (= Une histoire d'amour suédoise), film décidément très prisé puisqu'il avait aussi constitué le clip du remix d'Another Likely Story par Neon Indian dont on avait parlé ici.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi, IAMAMIWHOAMI est à la base un projet secret qui a déchainé les spéculations de centaines de milliers d'internautes. Un mystérieux compte youtube intitulé iamamiwhoami postait des vidéos à nom de code -y,b, o, n, t, u-1- et envoyait des notifications aux divers blogs musicaux.
Les clips étant d'excellente facture tant sur la production que sur le son et la chanteuse étant blonde aux yeux bleus, on pensait d'abord à Christina Aguilera, s'en est suivi Fever Ray, Lykke Li, Lady Gaga, Goldfrapp, Bjork et même Aphex Twin. Au final, rien de tout ça, il s'agit de la jolie Jonna Lee, artiste suédoise, peu connue, qui change de style musical, passant de la folk à l'electro.
Tout ce que fait IAMAMIWHOAMI est un sans-faute, du génie esthétique. Je vous invite d'ailleurs à visiter sa chaine youtube.
La dernière fois qu'on a entendu parler de Holy Ghost! c'était pour leur remix de Drunk Girls de LCD Soundsystem. Ils ont aussi fait pendant longtemps la première partie de ces derniers, chose évidente puisqu'ils sont sur le même label -DFA Records (Hot Chip, Hercule and Love Affair, YACHT..)-.
Toutefois, l'univers discofantomatique d'Holy Ghost! n'a pas encore été pleinement mis en avant aux yeux du public. On se souvenait néammoins de Say My Name qui avait introduit les véritables ambitions du groupe, un son parfait pour accompagner et briser la monotonie des nuits claires passées au volant. Les new-yorkais reviennent avec I Know, I Hear avec à leurs côtés, aux chœurs, Caroline Polachek, la chanteuse de Chairlift. Un clip qui se veut vieilli et flouté voire transparent, en noir et blanc, apportant une touche d'ectoplasmes rythmés par des synthés.
On est dimanche, mal de crâne post-apocalyptique, je me réveille avec un chips coincé dans la gencive et un cendard dans le cornet, je tâtonne la table de nuit pour trouver un doliprane 1000 que j'avale d'un trait avec la canette de bière cendrée qui traine depuis deux jours. L'effet n'est pas immédiat alors je me rapproche de la Nespresso en marmonnant des blasphèmes rauques, ce sera la Ristretto.
J'adopte la position de l'huitre sur le sofa, laptop sur les genoux, tasse dans le creux de la main et cigarette au coin des lèvres. La voix de l'insupportable catin de chez Avast me perce les tympans puis je tombe sur deux morceaux de Sleep ∞ OVER qui illustrent parfaitement mon état de léthargie accentuée.
Une courte news pour signaler que le clip de Short and Entertaining du duo parisien Jamaica est enfin sorti, il a été réalisé par Martial Schmetz & Jeremie Rozan du studio Surface To Air.
Un morceau bien trempé qui rappelle Phoenix. Il avait commencé à buzzer dés sa sortie sur la Kitsuné Maison Compilation 9 en avril dernier et faisait surtout suite à l'excellent I Think I Like U 2.
Le moins que l'on puisse dire c'est que le jeune DJ producteur parisien Allure n'a pas froid aux yeux. Après avoir massacré Michael Jackson, il s'attaque aujourd'hui aux Beatles et leur morceau de 1964, And I Love Her.
Remixer des classiques est une stratégie un peu suicidaire et Allure ne fait pas forcément l'unanimité. Loin de moi l'image du peine-à-jouir rétroconservateur, j'ai été plutôt séduit par ce remix qui offre un réel apport vis-à-vis de la version originale, ablatant au passage le romantisme à grand coups de cisaille synthétique. Le beat très efficace associé à la voix feutrée de Paul fonctionne très bien.
New Noise est le fruit de Refused à la base, mais quand les Bloody Beetroots et Steve Aoki se penchent dessus, ça donne un morceau démesurément agressif qui se présente comme LE morceau monstrueux de l'été, que ça soit pour un réveil tonique ou une apogée de soirée, la violence qu'égraine ce titre hérisse le poil.
J'avais découvert Monarchy il y a quelques mois, lorsque Gold In The Fire avait fait son apparition sur la toile. C'est le genre de sons au design épuré basé sur une pluralité de synthés et un tempo réglé au millimètre, ça rappelle pas mal l'univers de DatA. Dans un studio entièrement stérilisé embaumé d'oxyde d'éthylène, le duo londonien résout une multitude d'équations technologiques et enflamme les pistes. Après The Phoenix Alive, ils sortent Love Get Out Of My Way qui sera disponible le 30 juillet prochain. Le clip suit l'atmosphère du groupe, quoi de mieux qu'une armée robotique pour expliciter ces mélodies déshumanisées. Ça donne envie de pousser les meubles.
A noter que leur premier album éponyme sortira le 9 août prochain, il est d'ores et déjà précommandable ici.
Pictureplane aka Travis Egedy est un artiste électro, il s'inscrit dans cette lignée chillwave enduite de sample incohérents qui, hachés ensemble, déploient leurs ailes formant des mélodies transcendantale.
En 2009, Travis sort son second album, Dark Rift, le morceau éponyme et le sublime Goth Star buzzent, mettant en avant ce côté faussement nonchalant underground aux aspects un peu sordide parfois. Depuis quelques semaines, il fait reparler de lui en présentant True Ruin Light Body dont le clip est dirigé par la jeune et dynamique graphiste londonienne Kate Moross. On aime ou pas, personnellement j'aime pas, trop dancefloor cheap à mon goût, ça semble basé sur la cover de Simian Mobile Disco, bof.
En ce qui concerne le son, c'est (Picture)planant, comme à l'accoutumé.
Dans la famille tennismen on avait déjà pioché Housse de Racket il y a deux ans, depuis plusieurs mois ce sont deux petits nouveaux qui y ont fait leur apparition, il s'agît de Tennis.
C'est l'histoire d'un couple de jeunes mariés, originaire de Denver -Colorado-, qui économise pendant des années. Avec cet argent, ils décident d'acheter un voilier et de partir faire le tour de la côte Est pendant huit mois. Le groupe a été créé suite à ce périple et c'est bel et bien de l'eau salée qui coule dans leurs veines malgré leur nom roulé dans la terre battue. Leurs morceaux sont l'illustration de leur expérience nautique mais surtout de cet état d'esprit très frais et farniente. Le genre de morceau qui finit en publicité et qu'on mangera forcément très vite h24.
Pochette très Antichrist, le moignon au vent, How To Dress Well est un jeune artiste originaire de Köln en Allemagne qui perce depuis peu à Brooklyn. Peu influencé par le Köln Concert de Keith Jarett visiblement, il a plutôt choisi Cubase et un magnétophone comme instruments de prédilection. Une ambiance calme, apaisée pour des nuits fraîches aux effluves de pleine lune. Il sortira un 7" pour Ready For The World sur le label Lefse le 7 juillet prochain -précommandable ici- avec en prime un remix par Twins.
Fruit de l'électisme musical londonien, Get People, jeune groupe formé en début d'année, fait bouger le bassin avec Deity, un son tropical, mêlant pop, chillwave et magie.
Mettez vos lunettes London Eye et admirez le clip qui s'établit dans un univers médusé aux couleurs attisées, tout droit tiré des visuels de leurs concerts.
Après le teaser de Doe Deer, on aurait pus penser que les Crystal Castles souhaitaient accentuer leur image de punks bruyants, criards et tapageurs. Il n'en est rien, comme nous le prouve le clip -et premier single- Celestica issu de leur second album éponyme. Alice, sublime en veuve noire non arachnéenne, arpente les architectures gothiques, une chapelle puis la lisière d'un cimetière et ses herbes hautes. Submergée par les remords ou regrets, la beauté diaphane tisse sa toile à l'image d'un attrape-rêve et nous happe dans son "nowhere". Un son éthéré qui agrippe le subconscient.
Souvenez vous il y a quelques mois, les Magic Kids dépoussiéraient leurs vinyles des Beach Boys et donnaient naissance à un tube pop rétro répondant au doux nom de Hey Boy.
Les boys aux étoiles plein les yeux sortiront leur premier album intitulé sobrement Memphis, pas la princesse égyptienne mais plutôt leur ville d'origine dans le Tennessee, le 24 août prochain via l'excellent label True Panther. Toujours accompagnés du "Magic Kids Orchestra", ils nous livrent un nouvel extrait : Summer. On est bien loin de la côte ouest et de ses maillots de bain flashys, Magic Kids ont leur propre vision de l'été et l'exprime via un son mélodique, presque crooner dans ses débuts qui rappelle Adam Green. Puis le morceau s'effiloche et mue en balade folk symphonique, très Belle & Sebastian, agréable.
Après Flash Delirium qui avait été diffusé en exclusivité sur la radio Le Mouv', Ben et Andrew sortent le second single officiel issu de l'album Congratulations. Il s'agît de It's Working, morceau pop assez pêchu mais manquant réellement de sonorités fines. Une sensation de trop plein, un empilage d'effets, une sorte de kaléidoscope trempé dans l'acide qui réduit à l'état de playmobil devant un château de carte.
Le clip est signé So-Me et c'est, comme toujours, très esthétique.
Vous aviez sûrement remarqué à l'écoute de l'album que, contrairement à Oracular Spectacular, le disque ne possédait pas de réel tube, MGMT avaient fait le choix de l'expérimental et la digestion de leur succès avait été plutôt douloureuse comme on avait pus le lire ici. Ça se ressent et ce single ne fait pas exception. On aime ou pas mais on ne reste pas insensible.
C'est pas vraiment une news en fait mais si, comme moi, vous pensiez que MGMT avaient réellement commencé avec Oracular Spectacular en 2007 ben vous vous êtes plantés. J'ai découvert Climbing To New Lows il y a seulement quelques semaines. Un "morceau mystère" assez entêtant -We Care au final- qui trainait dans ma bibliothèque depuis six mois et qui, après analyse des paroles, s'est révélé être un son de ce disque. MGMT s'appelaient alors "The Management", je me souviens qu'il y a trois ans on prononçait leur acronyme comme tel mais je n'avais alors pas vraiment fouillé en profondeur les racines du duo.
La production est moins propre et plus râpeuse étant donné qu'il s'agît en fait d'une démo, moins lisse donc mais d'excellente facture toutefois.
Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser étaient alors tout jeunes, âgés respectivement de 22 et 23 ans, ils allaient passer leur diplôme à l'université de Wesleyan dans le Connecticut, célèbre pour sa diversité estudiantine, sa sélection drastique et son excellent enseignement artistique. Le disque centre ses paroles sur l'innocence et la sincérité, une pop psychédélique instituant les prémices et la vision du futur Oracular Spectacular. Cette fraîcheur candide qui s'est vue -volontairement- mise en retrait sur Congratulations, sorti il y a deux mois. Deux titres se dégagent vraiment pour moi, We Care et We Don't Care mais c'est aussi très agréable d'entendre le socle de base de Kids. Enjoy !
Après la sortie de leur troisième album Still Night, Still Light, le trio originaire de Brooklyn sortira un nouveau disque de remix le 5 juillet prochain intitulé Night Light en collaboration avec des noms comme Aeroplane, Neon Indian, Deradoorian ou encore Jens Lekman pour n'en citer que quelques uns.
Chaque artiste a pioché un morceau dans l'album précédent et l'a remanié en l'imprégnant de ses propres influences tout en prenant bien soin de garder les voix aériennes du groupe qui en font sa force. Le résultat semble rafraichissant d'après les premiers extraits.
Tracklist :
1. Another Likely Story (Neon Indian Remix) 2. Shadows (Jens Lekman Remix) 3. All Or Nothing (Jensen Sportag Remix) 4. Knight Of Wands (Dam Mantle Remix) 5. The Last One (Mack Winston Dub Remix) 6. Trace A Line (Montag Remix) 7. Only You Can Make You Happy (Deradoorian Remix) 8. Take Me As I Am (Max Cooper Remix) 9. Anywhere You Looked (Your Twenties Remix) 10. Organized Scenery (Bass Clef Remix) 11. We Are Here (Silver Columns Remix) 12. Tell Me (Clock Opera Remix) 13. Another Likely Story (Aeroplane Remix)
Memory Tapes publie un remix de Real Life originellement de Tanlines.
Bon, juste pour situer un peu les choses, Memory Tapes aka Davye Howk est l'auteur d'un nombre incalculable de remixes qu'il met -très généreusement- à disposition gratuitement. C'est un jeune talent qui vient de Philadelphie et qui s'est vu comparé à Boards Of Canada ou New Order -rien que ça !-. Il a de plus sorti un album en 2009, Seek Magic, qui a remporté les suffrages de la critique. Bicycle, notamment présent sur la Kitsuné Maison Compilation 8, y est pour pas mal.
Si vous voulez vous la raconter devant vos potes vous pouvez même dire que c'est de la 'chillwave', terme obscur dont les ambassadeurs sont aussi Toro Y Moi ou Washed Out qui, en gros, signifie un gloubiboulga synthétique -ce mot est décidément très présent sur ce blog- de sample, de voix modifiées et de massage d'oreille sur fond de vagues qui crépitent.
Sinon pour en revenir au son, Tanlines, aka Jesse Cohen et Eric Emm, a "répondu" récemment par un remix de Bicycle et ça se télécharge là (Bicycle (Tanlines remix)). Les deux new-yorkais mélangent une électro très club à des percussions africaines bondissantes et partagent une vision de la musique définitivement construite autour de l’idée de la musique pop, c’est à dire une vraie écriture de chansons -c'est pas très visible sur ce remix mais c'est frais-.